Les traditions de Pâques

Bien avant que Pâques devienne la plus importante fête pour le christianisme, on célébrait l'arrivée du printemps. Après les longues journées d'hiver, le printemps apparaissait tout à coup, symbole d'une vie nouvelle. Toues les peuples à travers les siècles ont célébré à leur façon la venue du printemps et les traditions continuent d'exister.

Le lapin de Pâques doit son origine à une ancienne culture orientale. A l’origine c’était un lièvre de Pâques. On ne sait pas au juste quand le nom fut changé et pourquoi. Les lapins étant très prolifiques, ce symbole en est sûrement un d’abondance.

C’est en Allemagne qu’on associa pour la première fois le lapin de Pâques avec les oeufs de Pâques pour célébrer le printemps. Les enfants fabriquaient des nids de feuilles, de mousse ou d’herbe et les plaçaient dans le jardin. Ils croyaient que durant la nuit de Pâques, le lapin remplirait les nids d’oeufs multicolores.

Au Texas, les gens continuent une autre tradition allemande, les feux de Pâques. Ils croient que le lapin de Pâques fait brûler les fleurs sauvages pour obtenir la teinture avec laquelle il peint les oeufs.

Les Oeufs de Pâques

L’oeuf est une autre symbole d’une nouvelle vie. Donner des oeufs en cadeau à Pâques ou pour célébrer l’arrivée du printemps, est une tradition installée depuis des centaines d’années.

Les enfants d’Angleterre, d’Hollande et de France vont de maison en maison en quête d’oeufs de Pâques. Cette une tradition est similaire à celle que nous avons en Amérique du Nord : l’Halloween.

Les Russes orthodoxes eux font bénir les oeufs à l’église et les font cuire pour leur déjeûner de Pâques.

A Pâques, les petits allemands eux, échangent des cadeaux camouflés dans un emballage en forme d’oeufs.

Dans plusieurs pays du monde, on peint et on décore les oeufs de Pâques. Dans certains pays, la décoration des oeufs est considéré comme un art. Les dessins sont tout d’abord tracés sur les oeufs avec de la cire d’abeilles. Ensuite on trempe les oeufs dans une teinture de couleur vive. La teinture colore la partie de l’oeuf qui n’est pas recouverte par la cire.

En Pologne, les oeufs sont décorés de lignes entrecroisées, de dessins en forme de pois, de plantes, de fleurs ou d’animal. On ne retrouve jamais deux oeufs identiques.

Certaines personnes croient que les oeufs de Pâques ont des pouvoirs magiques. Ils croient qu’en enterrant les oeufs de Pâques peints à la main au pied d’une vigne, la fera pousser plus rapidement. D’autres pensent que si l’oeuf reste enterré pendant cent ans, le jaune deviendra un diamant.

Il semble que la coutume d’offrir des oeufs ou des lapins en chocolat est d’origine commerciale. Après les privations du carême, les gens ont trouvée l’idée intéressante, de pouvoir se sucrer le bec après s’être privé de sucrerie en guise de sacrifice durant toute cette période.


COMMENT LES LUXEMBOURGEOIS CÉLÈBRENT-ILS PÂQUES ?«Klibberen», «Émaischen», «Péckvillercher», ...

La manière dont les Luxembourgeois fêtent Pâques comporte des traditions partagées avec d’autres pays comme le volet religieux ou le symbole du lapin et des oeufs, mais aussi quelques traditions spécifiquement luxembourgeoises: le Klibberen, la coutume du Jaudes, l’œuf des amoureux,  l’Émaischen et les Péckvillercher.

1. Une fête religieuse
Au Luxembourg, où la majorité de la population est chrétienne, Pâques, fête qui commémore la résurrection de Jésus-Christ, est une des fêtes annuelles les plus importantes.
Une bonne partie des chrétiens pratiquants assiste aux messes du Jeudi saint (Gréngendonneschden), du Vendredi saint (Karfreiden) et du Samedi saint (Karsamsden), de même qu’aux matines de la résurrection du Dimanche de Pâques (Ouschtersonnden).

2. Une fête familiale
Mais la fête de Pâques est également une fête familiale. Comme dans la plupart des pays, le lapin de Pâques et les œufs de Pâques font partie intégrante de la fête de Pâques au Grand-Duché.

Les œufs et le lièvre symbolisent la fertilité, le printemps et le renouveau. En effet, longtemps avant d’acquérir sa signification chrétienne, la fête de Pâques était une fête païenne célébrée en l’honneur de déesses de la fertilité.
Les œufs sont d’abord cuits, puis colorés et enfin cachés par les parents pour être recherchés par les enfants lors de la traditionnelle chasse aux œufs.
La légende dit que c’est le Ouschterhues (lapin de Pâques) qui les apporte.
Avant de manger les œufs, les enfants jouent au Técken (bataille d’oeufs), qui consiste à frapper son oeuf peint contre celui de son voisin. L’enfant dont l’œuf reste intact a gagné.

3. Klibberen
Selon la légende, les cloches s’envolent vers Rome après la messe du Jeudi saint pour y recevoir la bénédiction pascale du pape.

Afin de les remplacer jusqu’à leur retour et d’appeler les fidèles aux offices religieux, les enfants et les jeunes (souvent les enfants de chœur) font le tour des villages avec leur Klibber (crécelle), petit instrument à percussion en bois, fait d’un moulinet denté qui frappe une languette souple en tournant et chantent: «Que la cloche sonne une première fois», «qu’elle sonne une deuxième fois», «qu’elle sonne à toute volée».

En récompense, les jeunes reçoivent des œufs de Pâques et parfois de l’argent, récolté auprès des habitants le matin du dimanche de Pâques. Ils font alors du porte à porte en chantant leKlibberlidd (chanson de crécelle) «Dik-dik-dak, dik-dik-dak, haut as Ouschterdaag» (dik-dik-dak, dik-dik-dak, aujourd’hui c’est Pâques).

4. La coutume du Jaudes
La coutume du Jaudes (fête de l’Eglantier) est une coutume locale de Vianden, ville ardennaise du Nord du Grand-Duché de Luxembourg, célébrée le jour du Vendredi saint.
«Jaudes» désigne aussi bien la fête qu’un bouquet composé d’épines d’églantiers, de fleurs de papier, de rubans, etc.
D’après la coutume, après la réalisation de leur bouquet, les garçons de Vianden se rendent à midi dans leur quartier, et brûlent leur Jaudes.
Cette coutume, célébrée depuis le Moyen Âge, serait inspirée de l’apôtre Judas. Le but de ce geste est de montrer la désapprobation du peuple pour cet apôtre qui a trahi Jésus et dont le sort serait de se retrouver symboliquement en enfer.

5. Le Bretzel et l’œuf des amoureux
Les femmes qui ont reçu un Bretzel à l’occasion du Bretzelsonnden
(dimanche des Bretzels) sont censées offrir en retour un œuf de Pâques le jour de Pâques.

6. L’Émaischen et les Péckvillercher
Le lundi de Pâques a lieu la traditionnelle Émaischen (fête d’Emmäus), fête populaire et folklorique célébrée dans le vieux quartier de Luxembourg-ville (place du Marché-aux-Poissons et alentours) et à Nospelt.

Etymologiquement, l’Éimaischen rappelle la marche des disciples de Jésus Christ vers Emmäus, le bourg de Palestine près de Jérusalem, où le Christ apparut à deux d’entre eux avant sa Résurrection.

L’origine de l’Éimaischen comme marché de potiers à Luxembourg-ville remonte au moins au XIXe siècle. Depuis longtemps, le lundi de Pâques correspondait à la célébration de la fête de la guilde des potiers.
La première trace écrite de l’Éimaischen date du 3 avril 1827, date à laquelle il fut décidé de déplacer la foire de l’église Saint Michel vers la place du Marché-aux-Poissons.
Après une interruption due à la Première Guerre mondiale, le comité Alstad fit renaître la vieille tradition de l’Éimaischen à partir de 1938.
L’Émaischen est surtout connue pour ses Péckvillchercher, sorte d’oiseaux en terre cuite, objets typiquement luxembourgeois, qui permettent de reproduire à s’y méprendre le cri du coucou.
Le premier Péckvillchen luxembourgeois retrouvé date du XIVe siècle.